"Quatre Américains en vacances ne disparaissent pas ainsi !"

himself, de Scott Bechtel Smith
porté au cinéma, The Ruins
ne devrait pas permettre à l'auteur et scénariste d'obtenir, dix ans après A Simple Plan
, une nouvelle nomination aux Academy Awards. Il offrait en revanche à l'ancien photographe de mode Carter Smith l'occasion de signer son premier long métrage. A la croisée des chemins de deux sous-genres, quelque fois connexes (le survival et le natural horror), tout en mettant en scène un prédateur original*, ce film s'enferme délibérément dans les limites d'un espace narratif et physique un peu étroit. Il a néanmoins rencontré un certain succès commercial, réussissant à amortir son budget dès le week-end de lancement, se classant même, à cette date, au cinquième rang du box-office US.

, construit sur un idée initiale assez simple, ne manquait pas d'un réel potentiel horrifique. Avec une intrigue sensiblement modifiée et raccourcie par rapport au roman, il peine cependant à installer une atmosphère véritablement inquiétante ainsi qu'une tension durable et palpable. Dans la veine de Cabin Fever
, le premier film d'Eli Roth
, ou de Bug
, l'actuel dernier opus de William Friedkin
, cette adaptation co-produite par Stuart Cornfeld
(The Fly
) se montre dans l'ensemble moins convaincante que ces derniers. Carter Smith ayant en particulier tendance à privilégier les séquences gore plutôt que de fouiller un peu la psychologie des personnages. Dans ce contexte, la prestation des acteurs n'apparaît fort heureusement pas trop caricaturale.
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*de la famille de Rroamal ou de Rytt respectivement imaginés par les écrivains Anne McCaffrey et A. E. van Vogt.