| Court-Métrage | |||
Espagne![]() |
Réalisateur, scénariste et monteur : Gonzalo López-Gallego ![]() | Compositeurs : Christian Tosat J.F. Sebastian (& interprète "Ten Fingers") Directeur de la photographie : José David Montero | Acteurs : Emily Behr (la femme) Manuel Sanchez (l'homme) |
01/01/2009 16/01/2009La fiche technique complète du film : ![]() | |||

de Robert Florey
?
| Cinéma | El Rey de la montaña | ||
Espagne![]() |
Réalisateur, scénariste et monteur : Gonzalo López-Gallego ![]() Scénariste : Javier Gullón Producteurs : Juanma Arance Alvaro Augustin Miguel Bardem Juan Pita | Compositeur : David Crespo Directeur de la photographie : José David Montero Société de production : Telecinco | Acteurs : Leonardo Sbaraglia (Quim)Maria Valverde (Bea)Thomas Riordan (le frère cadet) Andres Juste (le frère aîné) Pablo Menasanch (le jeune garde) Francisco Olmo (le garde agé) Manuel Sánchez Ramos (l'employé de la station-service) |
27/01/2008 08/03/2009Première sortie mondiale : 2007 La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"Ca t'a éclaboussé."

de la courte et saisissante histoire de Richard Connell
, The Most Dangerous Game
, le cinéma n'hésite par périodiquement à ouvrir la chasse à l'homme. Ce classique (et rentable) thriller horrifique réalisé à quatre mains par Irving Pichel
et Ernest Schoedsack
a influencé plusieurs générations de scénaristes, à l'origine de purs remakes(1) mais aussi de productions qui tentent ou parviennent à s'en démarquer(2). Parmi lesquels figure Javier Gullón, ciblant plus volontiers jusque-là un genre bien différent, celui de la comédie. Troisième long métrage du Madrilène Gonzalo Lopez-Gallego
, El Rey de la montaña
a été présenté en première au Toronto Film Festival avant de faire partie de la sélection de Sitges (Catalogne) et d'être projeté dans le cadre de la 15e édition du Festival du film fantastique de Gérardmer.

en est un bon exemple. Après une phase d'exposition tout à la fois courte et surprenante, le scénario entreprend de faire entrer ses personnages dans une confrontation qui n'a rien de manichéenne. Ni thriller psychologique ou véritable film d'horreur, ce premier film auquel Gonzalo Lopez-Gallego
n'a apporté que quelques modifications narratives s'apparente davantage à un drame reposant sur un enchaînement et une logique absurdes (au sens camusien
du terme). Le jeune réalisateur entreprend, a posteriori et de façon un peu systématique, de réfuter l'inévitable évocation du Deliverance
de Boorman
. Les deux films, malgré les trente-cinq ans qui les séparent, sont en effet, d'un point de vue très général, assez comparables. Mais ils se montrent aussi fortement dissemblables. D'abord sur le basculement, au cours du dernier tiers du métrage, de point de vue associé à un traitement visuel qui emprunte beaucoup au jeu vidéo. Mais aussi et surtout, contrairement au travail opéré par le cinéaste britannique sur Lewis, Ed, Bobby et Drew, à la faible étoffe psychologique de personnages qui restent, pour l'essentiel, de radicaux étrangers entre eux et vis-à-vis du spectateur.
Doté d'une réelle vivacité (les compétences de monteur de Lopez-Gallego
ne passent pas inaperçues), El Rey de la montaña
(3) n'évite pourtant pas quelques passages à vide ou errements(4) dans sa trajectoire, au détriment de la tension dramatique.
___
1. A Game of Death
, Run for the Sun
et Surviving the Game
notamment.
2. The Naked Prey
, le téléfilm Stranger on the Run
, Targets
de Bogdanovich
ou encore Bridge to Nowhere
.
3. de l'espagnol au français, le titre passe de l'agresseur aux victimes, quitte à reprendre celui d'un célèbre film de Don Siegel
.
4. y compris dans la vraisemblance de certains passages et erreurs de script.