| Cinéma | Wise Blood | ||
Etats-Unis, Allemagne![]() |
Réalisateur : John Huston ![]() Scénaristes : Flannery O'Connor (auteur)Benedict Fitzgerald Scénariste et producteur : Michael Fitzgerald Producteur : Kathy Fitzgerald | Compositeur : Alex North ![]() Directeur de la photographie : Gerry Fisher Société de production : Ithaca | Acteurs : Brad Dourif (Hazel Motes)John Huston (le grand-père)Dan Shor (Enoch Emory)Harry Dean Stanton (Asa Hawks)Amy Wright (Sabbath Lily) Mary Nell Santacroce (Landlady) Ned Beatty (Hoover Shoates)William Hickey (le prêcheur)J.L. Parker Marvin Sapp Richard Earle Herb Kossover ... ![]() |
13/08/2008 04/10/2009Première sortie mondiale : 1979 La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"I'm... I'm going where... I'm going."

pour Love and Bullets
), John Huston
n'a plus tourné depuis The Man Who Would Be King
(1). Le réalisateur de The Treasure of the Sierra Madre
a en revanche multiplié les rôles ou apparitions dans des séries Z avant de jeter son dévolu sur le premier roman paru en 1952 de Flannery O'Connor
, sudiste et catholique fervente décédée à l'âge de trente-neuf ans. Adapté par Benedict Fitzgerald(2), co-scénariste un quart de siècle plus tard de The Passion...
de Mel Gibson
, Wise Blood
fut présenté hors compétition au 32e Festival de Cannes.

), Wise Blood
surprend par son réalisme (aggravé !), sa nerveuse sécheresse et, dans le même temps, par ses inflexions comiques. Le livre de Flannery O'Connor
soulignait et ridiculisait la pratique de la plupart des évangélistes de son pays. L'adaptation assez fidèle réalisée par John Huston
, sorte d'anti-Elmer Gantry
ou Leap of Faith
, atteint évidemment un objectif similaire. Mais la remarquable interprétation de Brad Dourif
(3), nommé aux "Oscars" dès son deuxième rôle (Billy Bibbit dans One Flew Over the Cuckoo's Nest
), donne un incroyable relief à ce récit cruel et symbolique où se croisent et s'entrechoquent destin et vocation, vérité et supercherie ou encore foi et doute.
___
1. nommé, rappelons-le, dans quatre catégories, dont trois techniques, des Academy Awards 1976.
2. dont l'auteure géorgienne fut la babysitter.
3. que l'on a revu depuis notamment dans Blue Velvet
de David Lynch
, en Grima Wormtongue dans les deux derniers volets de la trilogie The Lord of the Rings
ou en Doc Cochran dans la série Deadwood
.
| Cinéma | Under the Volcano | ||
Etats-Unis, Mexique![]() |
Réalisateur : John Huston ![]() Scénaristes : Malcolm Lowry (auteur)Guy Gallo ![]() Producteurs : Moritz Borman Wieland Schulz-Keil | Compositeur : Alex North ![]() Directeur de la photographie : Gabriel Figueroa ![]() Sociétés de production : Ithaca Conacite Uno | Acteurs : Albert Finney (Geoffrey Firmin)Jacqueline Bisset (Yvonne Firmin)Anthony Andrews (Hugh Firmin)Ignacio López Tarso (le dr Vigil) Katy Jurado (Senora Gregoria)James Villiers (Brit)Dawson Bray (Quincey) Carlos Riquelme (Bustamante) Jim McCarthy (Gringo) José René Ruiz Eliazar García Jr. Salvador Sánchez ... ![]() |
05/03/2007 09/10/2008Première sortie mondiale : 1984 La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"Geoff... What possesses you?"

de cette nouvelle adaptation littéraire, antépénultième film de John Huston
, à peine interrompus par trois productions "alimentaires". Le projet est ambitieux et délicat : porter à l'écran le chef–d'œuvre, partiellement autobiographique et dont la gestation fut particulièrement difficile, de l'écrivain britannique Malcolm Lowry
. Entrepris en 1936, "Under the Volcano" ne fut en effet finalement publié qu'en 1947. L'ouvrage et son auteur ont d'ailleurs déjà inspiré, en 1976, un documentaire canadien, Volcano: An Inquiry...
pour lequel Richard Burton
prête sa voix à Lowry
. C'est donc assez naturellement à l'acteur principal de The Night of the Iguana
* que Huston
demande de tenir le rôle principal de cette production. Indisponible, Burton
, qui décédera quelques semaines après la sortie de Under the Volcano
, sera remplacé par Albert Finney
avec lequel le réalisateur a tourné son précédent film.

est un film crépusculaire et néanmoins superbe. John Huston
a su éviter le piège d'une improbable adaptation littérale. Il était aussi l'un des rares cinéastes à pouvoir rendre aussi bien sa véracité locale. Huston
, avec la complicité du scénariste Guy Gallo
, s'approprie de fait le récit, tout en respectant son esprit, pour le transfigurer. Pour lui donner, à travers ce drame singulier, une dimension métaphorique saisissante. Située à la veille d'un conflit où "il ne faudra plus seulement sauver les corps mais les âmes", cette histoire ne nous place pas "en-dessous", mais de façon très sensible bien au cœur d'un malaise conduisant à l'autodestruction. L'intéressante opposition radicale entre Geoff(rey), héros imaginaire, et son demi-frère et épisodique brave Hugh défait à elle seule le piteux argument des détracteurs du film n'y voyant qu'un long monologue alcoolique. L'interprétation cruciale d'Albert Finney
, au jeu souvent hypertrophié, demeure assez juste, apportant au personnage un subtil équilibre entre vulnérabilité, grotesque et pathétisme. L'acteur britannique était d'ailleurs nommé à la fois aux "Golden Globes" (en compagnie de sa lumineuse partenaire Jacqueline Bisset
) et aux "Oscars" (avec le compositeur Alex North
) 1985.
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*mettant déjà en scène un alcoolique au Mexique.