"There is, of course, another sound."

, à son aîné Rembrandt (Harmenszoon van Rijn) que Peter Greenaway
ait voulu traiter ce dernier avec une certaine désinvolture ? Un terme inhabituel pour qualifier le travail du cinéaste gallois, en général salué pour la qualité de The Draughtsman's Contract
ou de The Cook the Thief His Wife & Her Lover
et honoré à Cannes pour la "contribution artistique" apportée avec Drowning by Numbers
. Le contexte de la création et le supposé sens caché de la fameuse toile "De Nachtwacht"*, qui donne son titre au film, lui offrait l'occasion d'évoquer longuement les deux pénultièmes périodes de la vie du peintre et de l'homme. Présenté en première et en compétition à la 64e Mostra de Venise, Nightwatching
y obtenait deux prix très spécifiques ("Premio Open" et l'"Open 2007" attribué par la fondation Mimmo Rotella**).

et son vermeerien Girl with a Pearl Earring
mais avec peut-être plus de préciosité, Peter Greenaway
nous plonge abruptement dans le chaos présumé de l'existence de Rembrandt. A l'exception de quelques rares et courtes séquences tournées en extérieur, la très picturale mise en scène s'apparente à une captation théâtrale aux qualités formelle presque irréprochables. Mais le nœud supposé de l'intrigue, celui d'un complot symboliquement dévoilé par le colossal tableau, ne résiste pas à la forte densité d'une narration essentiellement dialoguée. Cette tranche d'environ douze ans de l'existence du célèbre peintre fils de meunier à Leiden, diamétralement opposée au drame proposé en 1999 par Charles Matton
avec Klaus Maria Brandauer
dans le rôle-titre, cerne au final davantage l'individu et ses obsessions que l'artiste et son époque. Soulignons enfin la très belle partition du pianiste et compositeur polonais Wlodzimierz Pawlik
.
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*moins connu sous le nom de "La Compagnie de Frans Banning Cocq et Willem van Ruytenburch", exposé au Rijksmuseum d'Amsterdam.
**plasticien italien décédé en 2006, auteur notamment en 1997 du cycle Felliniana en hommage au cinéaste riminesi.