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CinémaDek hor
Thaïlande
Fantastique
Réalisateur et scénariste :
Songyos Sugmakanan

Scénaristes :
Chollada Teawsuwan
Vanridee Pongsittisak

Producteur :
Yodphet Sudsawad

Directeur de la photographie :
Niramol Ross

Société de production :
Hub Ho Hin Films

Acteurs :
Jintara Sukaphatana (Pranee)
Charlie Trairat (Ton)
Sirachuch Chienthaworn (Vichean)
Suthipongse Thatphithakkul (le père)
Nipawan Taweepornsawan (la mère)
Monton Arnupabmard (Tor)

25/10/2006
22/05/2008
Sortie en salles en France : 22 août 2007
Première sortie mondiale : 2006
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

Résumé

«A l'âge de 12 ans, je m'en souviens comme si c'était hier, en plein milieu d'année, j'ai quitté la maison pour aller en pension, et ainsi m'éloigner le plus possible de mon père.... Dans le nouveau dortoir, je me suis senti très seul, j'avais du mal à m'habituer à mon lit, qui avait servi a beaucoup d'autres avant moi. Je n'avais pas d'ami sauf un seul avec qui je jouais de temps en temps derrière l'école. Avant, on dit qu'il y avait une piscine à cet endroit, et qu'un élève s'y est noyé... Je connais une étrange histoire que je peux vous raconter si vous gardez le secret...»



Critique Film


De AlHolg, le 20 mai 2008
Note du film : 4/6

"Nous n'existons pas aux yeux des autres."

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L'"arbre" du film d'action ne parvient plus à cacher la "forêt" du cinéma thaïlandais, célébré en France il y a deux ans*, dont la diversité constitue l'un des aspects les plus réjouissants. Film historique, comédie sentimentale et/ou musicale, polar, autant de genres qui ont contribué au renouveau de la production locale à la fin des années 1990 et à l'émergence d'une nouvelle génération de cinéastes dont certains, comme Pen-ek Ratanaruang ou Apichatpong Weerasethakul, ont fait leurs classes aux Etats-Unis. Et le succès international du Sud pralad de ce dernier n'a, par exemple, rien à envier à celui d'un Ong-bak. Le film d'horreur n'est pas en reste puisque, dans le sillage du Nang Nak de Nonzee Nimibutr également auteur de l'un des segments du pan-asiatique San geng, il compte parmi ses principaux animateurs les frères Pang d'origine hong-kongaise et le duo Banjong Pisanthanakun-Parkpoom Wongpoom. Sorti entre Shutter et Alone, Dek hor est le premier vrai** long métrage du trentenaire Songyos Sugmakanan. Une histoire, aux connotations vaguement autobiographiques, d'enfance et de fantômes saluée par le jeune public à Deauville, Berlin et Cannes.
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Parce qu'il délaisse son travail scolaire au profit de la télévision, Chatri 'Tôn' Ananpitisuk est envoyé en milieu d'année à l'école Sai-chon Witaya de Chonburi, une petite localité éloignée du domicile de ses parents. L'intégration de ce nouvel élève de sixième, provoquant la curiosité et la défiance chez ses camarades, n'est pas immédiate. Chatri rejoint pourtant, à la demande de Phéng, l'un des plus anciens d'entre eux, le petit groupe constitué de Nui, Sarot, Pok et Teï réuni pour rappeler les événements dramatiques, suicide par pendaison ou noyade, survenus dans l'établissement et à l'origine d'inquiétants phénomènes surnaturels. Pourquoi un jeune pensionnaire s'est-il noyé dans l'ancienne piscine ? Pour quelle raison Mme Prani, la professeur principale de l'école, pleure-t-elle régulièrement devant un tiroir ouvert de son bureau ? Qui est Wichien, ce camarade rencontré par Chatri dans la salle d'eau, le premier matin de réveil tardif ? Et pourquoi celui-ci refuse-t-il obstinément de parler à son père au téléphone ?
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Film essentiellement climatique, Dek hor réussit ce délicat mariage, mais souvent si pertinent (au moins depuis Les Disparus de St-Agil jusqu'au récent El Laberinto del fauno), entre enfance et fantastique. Son intrigue prend cependant du temps pour se nouer et se tendre, utilisant pour cela, de manière parfois immodérée, le procédé du flash-back. Moins percutant que Io non ho paura, moins poétique et formellement abouti qu'Innocence, il atteint néanmoins sa cible, celle d'émouvoir plus que réellement effrayer, avec ce récit du passage de l'enfance à l'adolescence. Songyos Sugmakanan, lui aussi placé contre son gré dans un pensionnat par son père, y développe les thèmes de l'abandon, de l'éveil de la sexualité, de la révélation de la mort et de la tentation fantasmatique de commun(icat)ion entre esprits. Il réalise également avec Niramol Ross, sa directrice de la photographie (collaboratrice de Pisanthanakun-Wongpoom), un joli travail visuel en opposant méthodiquement la foule à la solitude, les espace occupés et vides. Si l'on s'affranchit provisoirement de nos a priori occidentaux et passe sur les quelques maladresses de mise en scène***, Dek hor se révèle une bonne surprise.

___
*successivement avec un cycle dédié au cinéma thaïlandais proposé par Arte puis par la Cinémathèque française en juin et septembre 2006 auquel s'ajoute la rétrospective consacrée aux années 1970 par le Festival d'Amiens en novembre.
**Fan chan était une œuvre collective, réalisé avec ses camarades d'université.
***notamment de continuité. En revanche le remake très partiel de la comédie horrifique hong-kongaise Geung si sin sang inséré dans le métrage est assez bluffant !.


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Critique DVD

Jaquette du DVD Le Pensionnat
Zone 2, France
Editeur : Wild Side Video
Sortie : 4 juin 2008

Audio : Français (DD5.1), Thaïlandais (DTS, DD 2.0 Stereo)
Sous-titres : Français
Suppléments :

  • Bande-annonce
  • Scènes supprimées
  • Making-of
  • Filmographies
  • Galerie photos

Note technique : 5/6

Image & son : le transfert évite la plupart des pièges tendus par les conditions de lumière et les couleurs du film. L'image se montre dans l'ensemble assez convaincante, alternant étrangement entre douceur analogique et dureté numérique. Les pistes en version originale sont satisfaisantes et s'imposent naturellement à la v.f. au doublage un peu apathique. L'apport du DTS se révèle surtout significatif en cas de visionnage à un volume relativement poussé.

Suppléments : (tous en v.o.s.t.)

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Making of : (4/3 - 7'14) extraits d'interview du réalisateur et de quelques uns des principaux acteurs à propos de l'histoire, des personnages, du décor du dortoir, d'un incident de tournage et de la séquence des oies. Illustré par des images du films et de plateau.
La piscine interdite : (4/3 - 5'03) modalités de tournage des séquences se déroulant dans ce décor du film.
Scènes coupées : (4/3 - durée totale : 20'39) 12 séquences.
Clip : (4/3 - 4'03) "J'aimerais le dire à quelqu'un" (extrait de la B.O.F.) par Nui-Nèk avec Charlie Trairat.
Paroles de réalisateur : entretien écrit de 11 pages.
Bande-annonce : (16/9)
Galerie photos : diaporama de 115 photographies de plateau.
Filmographie : du réalisateur.

AlHolg

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