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Etats-Unis![]() |
Réalisateur et scénariste : Brian De Palma ![]() Scénariste : Louisa Rose Producteur : Edward R. Pressman ![]() | Compositeur : Bernard Herrmann ![]() Directeur de la photographie : Gregory Sandor | Acteurs : Margot Kidder (Danielle Breton/Dominique Blanchion)Jennifer Salt (Grace Collier) Charles Durning (Joseph Larch)William Finley (Emil Breton)Lisle Wilson (Phillip Woode) Barnard Hughes (Arthur McLennen) Mary Davenport (Mrs. Collier) Dolph Sweet (lé detective Kelly) |
avant le 21/11/2004 24/08/2008La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"Tout ira bien."

possède déjà le scénario de Sisters
* depuis plusieurs années. Il en a eu l'idée en découvrant l'histoire de siamoises russes, Masha et Dasha**, dans une édition de "Time Magazine" de 1966. Entre temps, la Warner lui a proposé de diriger une comédie, Get to Know Your Rabbit
, avec Tom Smothers et Orson Welles
dans un de ses seconds rôles de la fin de sa carrière. Le rêve hollywoodien du jeune réalisateur semble prendre corps. Il va rapidement se transformer en cauchemar. Habitué à travailler en totale autonomie, De Palma
accepte mal le contrôle permanent des producteurs exécutifs. De plus, il s'oppose avec le scénariste et l'acteur principal. Il est remercié sans ménagements par le studio. Le film lui est toujours crédité, mais plusieurs séquences ont été tournées par un exécutant et il n'a pas participé à la phase de montage. A trente-deux ans, De Palma
, dont la réputation est fortement ternie, renonce à toute nouvelle expérience à Hollywood. On sait qu'il y fera un retour en 1982, en acceptant la proposition d'Universal de tourner un remake de Scarface
. C'est avec la production indépendante et la réalisation de Sisters
qu'il va, pour l'heure, poursuivre son parcours et sortir de la période la plus sombre de sa carrière.
), décide de mener sa propre enquête. Au risque de mettre sa propre vie en danger.
tient davantage de la farce horrifique que de l'authentique film d'horreur, du polar ou du thriller. Ce qui n'a, en soi et a priori, rien de péjoratif. Sisters
a tout de même pris un coup de vieux. Les faibles moyens de la production et les maladresses de sa mise en scène sont visibles dès les premières séquences. Sans parler de la piètre qualité de la prestation des acteurs, en particulier celle de Margot Kidder
qui, silhouette et proximité avec le réalisateur mises à part, ne justifie pas sa présence au générique. Seuls William Finley
, Charles Durning
, à la participation symbolique, et, dans une moindre mesure, Jennifer Salt sauvent le film sur la plan de la comédie. Dommage, car l'intrigue est bonne et le traitement parfois inspiré. Comme Dressed To Kill
, Sisters
est une histoire de double, mais développée sur un mode moins dramatique, moins sérieux. Les citations au cinéma d'Hitchcock
sont, on le sait et il est inutile de le développer, nombreux, de Psycho
à Rear Window
en passant par Rope
. Les "obsessions" de palmiennes
sont déjà présentes : voyeurisme (le jeu télévisé du début du film s'appelle "Peeping Toms", à une lettre près le titre du film de Michael Powell
dont le personnage principal est un voyeur), science, violence et manipulation, notamment des images. Si on mentionne surtout l'usage du split-screen ou la bande-originale de Bernard Herrmann
(pas la plus intéressante du génial compositeur, trop marquée par son modèle de Psycho
) pour évoquer Sisters
, c'est pourtant la séquence onirique, filmée en noir & blanc et peuplée d'êtres étranges et inquiétants, qui est, me semble-t-il, la plus forte du film.
___
*et celui de Phantom of the Paradise
.
**Masha et Dasha Krivoshlyopova, née en janvier 1950 à Moscou étaient attachées l'une à l'autre par la taille, elles avaient en commun les jambes, le système sanguin, les organes de reproduction et la vessie. Elles avaient chacune un coeur, des intestins, une colonne vertébrale, deux bras, un système nerveux. Enlevées à leurs parents dès la naissance, elles seront l'objet de l'expérimentation médicale soviétique. Enfermées pendant un demi-siècle, elles n'auront pour horizon que des hôpitaux, des chambres cellules d'internats pour handicapés et une minuscule chambre d'un hospice pour personnes âgées. Un documentaire français leur a été consacré en 2001, réalisé par Jean-Christophe Rosé. Elles sont décédées en 2003.
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Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni![]() |
Réalisateur et scénariste : Douglas Buck ![]() Scénaristes : Brian De Palma (préc. film)John Freitas Producteurs : Alessandro Camon Cathy Gesualdo Edward R. Pressman ![]() | Compositeurs : Edward Dzubak David Kristian Directeur de la photographie : John J. Campbell | Acteurs : Chloé Sévigny (Grace Collier)Stephen Rea (le dr Philip Lacan)Lou Doillon (Angelique Tristiana)Dallas Roberts (Dylan Wallace) J.R. Bourne (Larry Franklin) William B. Davis (le dr Bryant) Gabrielle Rose (le dr Mercedes Kent) Serge Houde (l\'inspect. Kalen) Alistair Abell (l\'inspect. Conners) Colin Chapin (un employé du coffee shop) Whittni Wright (Celia) Talia Williams (Lily) ... ![]() |
19/08/2007 25/08/2008La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"Les sales boulots, ça nous connaît."

, le producteur de la version originale du film, nourrissait le projet d'en faire un remake* que naît le souhait de Douglas Buck
d'en devenir le réalisateur. Il semble que le partenaire de Terrence Malick
ou d'Oliver Stone
ait été suffisamment impressionné par les courts métrages du cinéaste pour lui confier le "bébé" en question. Si l'influence d'Hitchcock
était manifeste dans le film de Brian De Palma
, Buck
revendiquait d'emblée celle de Roman Polanski
. Tout en conservant la structure générale de Sisters
, il en modifie nettement la thématique et la tonalité. Les refus d'Asia Argento
** et d'Anna Mouglalis
permettent à Lou Doillon
de participer à sa première production étasunienne** en reprenant le rôle duel tenu avant elle par Margot Kidder
.

et son professeur John Freitas, tout en conservant le substrat horrifique de l'original, s'oriente résolument vers des problématiques psychologiques dont le premier est, on le sait, friand. Il gomme aussi la dimension de comédie, une mauvaise nouvelle puisqu'il s'agissait de l'un des (rares) atouts du film de Brian De Palma
. On reste assez circonspect au spectacle de cette resucée, même mâtinée d'un peu de moderne et naturelle provocation***. La construction de la narration se montre en particulier singulièrement maladroite (l'incongrue confusion de celle de Sisters
pouvait être mise sur le compte de son époque !) et l'interprétation des acteurs sans véritable relief. Si le remake de Buck
possède une vertu, c'est probablement celle de donner envie de voir un autre film, Twin Falls Idaho
par exemple !
___
*il a, semble-t-il, été un moment question de voir l'acteur Michael Ted Ferris le diriger.
**Asia Argento
et Lou Doillon
ont depuis partagé l'affiche du dernier film d'Abel Ferrara
.
***à base de sexe, de tabac et de clin d'œil critique à l'actuel président des Etats-Unis.