"Give me a real fight!"

et Jack Kirby
, après la piteuse version servie en 2003 par Ang Lee
avec Eric Bana
dans le rôle-titre. Le ressort primordial de cette seconde tentative doit certainement être trouvé dans la récente reprise d'indépendance du groupe Marvel
vis-à-vis des grand studios hollywoodiens, opération ayant déjà donné lieu au très réussi Iron Man
réalisé par Jon Favreau
. Tant sur le plan cinématographique que commercial, cet Incredible Hulk
laisse à vrai dire une impression mitigée. Venant de si bas, ce second opus d'une probable franchise en cours de création ne pouvait certes que réconforter un peu les amateurs des publications Marvel Comics. Sans néanmoins parvenir à les rassurer tout à fait. En outre, l'équilibre financier du film n'a été assuré que grâce aux recettes internationales**, Avi Arad
obtenant un résultat assez comparable à celui de Fantastic Four: Rise of the Silver Surfer
mais nettement en retrait par rapport à X-Men: The Last Stand
(également écrit par Zak Penn
).

, The Incredible Hulk
n'a visiblement pas l'ambition d'être autre chose qu'un honorable film d'action fantastique. A croire qu'il existe chez ce lointain descendant du Dr. Jekyll and Mr. Hyde
de Stevenson
, comme d'ailleurs pour les Fantastic Four, un handicap quasi congénital contrariant un passage réellement abouti au cinéma. Relativement spectaculaire, le film dirigé par Louis Leterrier
manque cependant d'une certaine originalité, pesamment cramponné à un sérieux tellement farouche qu'il en devient presque austère. La qualité graphique et les animations des deux créatures, proches de celles du kaijû eiga (films de monstres géants japonais), ou la prestation des acteurs principaux sont aussi plutôt décevantes. Formulons l'espoir de voir les promoteurs de cette nouvelle série (le personnage de Samuel Sterns, tenu par Tim Blake Nelson
, pourrait bientôt apparaître sous la forme mutée de l'adversaire nommé 'Leader') fassent perdre du poids et prendre un peu de hauteur au partenaire d'Iron Man au sein des Avengers
.
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*porté à l'écran, sous la forme de séries animées en 1966, 1982 et 1996 et fait l'objet en 1977 d'un téléfilm suivie de la fameuse et aimablement kitch série TV avec Bill Bixby
/Lou Ferrigno
.
**près de 135M$ aux Etats-Unis auxquels s'ajoutent environ 128M$ à l'étranger pour un budget de 150M$.