"La fin ne justifie-t-elle pas les moyens ?"

et All About Eve
, House by the River
est la libre adaptation de "Floodtide", le seul roman criminel, paru en 1921, de l'écrivain et dramaturge britannique Alan Patrick Herbert
. Comme Secret Beyond the Door
qui l'a précédé, cette treizième production de la période étasunienne de Fritz Lang
apparaît davantage comme un drame psychologique que comme un authentique film noir*. Avec ce nouvel opus, le réalisateur confirme son exemplaire capacité à s'approprier une histoire... y compris lorsqu'il ne l'a pas choisie.

et The Big Heat
, House by the River
n'est traditionnellement pas considéré comme une des productions majeures de Fritz Lang
. Pourtant, le film recèle des qualités singulières indéniables. Le réalisateur y développe, certes, des thèmes qu'il affectionne, ceux de l'amoralité, de la culpabilité, de l'abnégation et de l'ingratitude. En revanche, l'absence de cupidité, de névrose ou de désir frappe dans l'univers languien
au profit d'un meurtre involontaire, conséquence du malaise et de la profonde insatisfaction de son auteur. Cet acte insensé va, paradoxalement, donner provisoirement du sens à son existence. Fritz Lang
reprend également ici à plusieurs reprises la figure fantasmatique de la réapparition, stigmate d'une hantise morale à laquelle les éléments naturels (eau, vent...) apportent leur contribution symbolique. Louis Hayward
, à l'affiche du très bon And Then There Were None
de René Clair
cinq ans auparavant, porte littéralement le film sur ses épaules. Il faut enfin souligner la belle photographie ombreuse d'Edward Cronjager avec lequel Lang
a déjà collaboré sur Western Union
.
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*surtout si on le compare à The Asphalt Jungle
, Night and the City
ou Gun Crazy
tous distribués en 1950.