"... I need you, you, you."

vingt-six ans après procure quasiment autant de plaisir qu'au moment de sa première sortie. Le quatrième film de John Landis
a remarquablement bien subi l'épreuve du temps et l'on se dit pourtant qu'un tel projet ne serait probablement pas produit aujourd'hui. Mais le jeune réalisateur natif de Chicago, fort du succès inattendu de Animal House
, son premier film avec Universal
(et John Belushi
) se voit offrir un chèque en blanc pour le suivant, soit, a posteriori, un budget presque dix fois supérieur au précédent. L'idée de départ du projet consiste à porter au cinéma une partie du matériel utilisé pour certains sketches du célèbre show comique créé en 1975 par Lorne Michaels
, "Saturday Night Live", auquel Belushi
et Dan Aykroyd
ont participé dès l'origine. La formation de R&B The Blues Brothers
est depuis devenue, à juste titre, un film culte.


et Michael Jackson
au rang de vedettes internationales. George Lucas
sortait la même année le deuxième (cinquième) opus de sa saga étoilée
et Spielberg
, que l'on aperçoit dans le film de son ami et futur partenaire sur Twilight Zone
, préparait le premier épisode des aventures d'Indiana Jones
après avoir renvoyé le duo Belushi
et Aykroyd
en 1941
. Mais une oeuvre réussie se joue des modes ; mieux, elle la créé ! Tel a été le cas de The Blues Brothers
, dont la phénoménale carrière a été amplifiée par la disparition de l'acteur d'origine albanaise. Le scénario repose pourtant sur une intrigue simplissime, mais grâce à la réalisation explosive de l'ancien cascadeur Landis
et au swinguant casting réuni, le film connut aussitôt un vif et durable succès auprès d'un large public. La suite donnée dix-huit ans plus tard fut, en revanche, nettement moins bien accueillie malgré une distribution musicale encore prestigieuse.