"Peu importe ce qu'il est devenu..."

a apparemment donné satisfaction à ses généreux promoteurs qui ont accordé un budget plus de deux fois supérieur au précédent*. Avec plus de 111M$ de recettes mondiales (dont 62M$ aux Etats-Unis), cette sequel, même si elle est restée moins longtemps à l'affiche, a fait mieux que l'épisode initial (resp. 95,7M$ et 51,9M$), y compris en France, malgré un léger handicap d'audience en première semaine. Sur le plan artistique, le débat reste ouvert. Si Underworld
réussissait peu ou prou à sauver les apparences grâce à quelques innovations apportées à des mythes classiques, cet opus met cruellement en évidence les limites du concept... et, peut-être, celles des concepteurs.

ferait-il mentir son nom de famille ? L'effet de surprise ne jouant plus, l'absence de subtilité, humour compris, dans la réalisation du film ressort de manière évidente. La narration est plombée et le spectateur malmené par un scénario de jeu vidéo, confus (totalement incompréhensible pour ceux qui n'auraient pas vu le premier épisode), schématique et mutique, peu digeste tant il s'est radicalisé. L'enjeu sur lequel il repose apparaît rapidement abscons, pour ne pas dire absurde. Par quel procédé (contre-)naturel ou logique deux frères, l'un vampire, l'autre plus loup que garou, pourraient-ils engendrer un peuple dominateur ? Et à propos d'engendrement, on peut légitimement craindre que la nouvelle intimité née au cours du film entre les deux personnages principaux n'accouche d'un motif suffisant pour inspirer un troisième volet aux géniteurs de cet actuel diptyque. Le Van Helsing
de Stephen Sommers
déjà avec Kate Beckinsale
, auquel Underworld: Evolution
peut aisément être comparé, n'a lui pas eu d'héritier !
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*pour cette raison, son ratio de rentabilité est plus faible que celui du précédent.