"Croyez-moi, c'était plus dur pour moi que pour vous."

, des scénarii mettant aux prises élu(e) du coeur et belle-famille sont régulièrement soumis aux producteurs de cinéma. L'année dernière, au moins trois films répondant au critère ont été à l'affiche, du modeste remake du film de Stanley Kramer
par Kevin Rodney Sullivan
au médiocre Monster-in-Law
de Robert Luketic
dans lequel Jane Fonda
et Jennifer Lopez
s'affrontaient. Avec Prime
, Ben Younger
s'y est essayé à son tour, recourant pour se démarquer à quelques variantes narratives. Il faut pourtant reconnaître que, malgré la présence prestigieuse et inédite des deux actrices principales, sur laquelle s'est bâti le relatif succès du film, le soufflé ne parvient pas à monter. Qui a dit que la comédie romantique était un genre facile ?

de s'amorcer ? Principalement, à l'image de la confection de la recette du gefilte fish (carpe farcie), le dosage et le temps de cuisson. Les ingrédients de la farce sont, ici, le classique contraste socio-culturel auquel s'ajoutent une différence d'âge non-conventionnelle et, surtout, une situation embarrassante et contradictoire, donc humoristique, associant les rôles de psychothérapeute et de mère. La vraisemblance de l'intrigue est loin d'être acquise, mais le film pèche surtout par sa construction et ses longueurs ainsi que par l'interprétation de Bryan Greenberg
et, dans une moindre mesure, celle d'Uma Thurman
. Si l'on excepte sa participation au remake The Producers
, l'actrice a, semble-t-il, du mal à trouver un second souffle après ses tranchantes fantaisies tarantiniennes
. La grande Meryl Streep
offre une jolie prestation dans un rôle, hélas ! trop étriqué pour que s'exprime pleinement tout son talent.