"Nous construirons notre futurs nous-mêmes !"

, de Shinji Aramaki
ne manque pas d'impressionner par la prouesse technique déployée comme de séduire grâce à ses qualités artistiques. Le réalisateur a su conserver l'essentiel de la bande dessinée, vaguement inspirée des oeuvres de science-fiction d'Isaac Asimov
et de Philip K. Dick
notamment, tout en apportant les inflexions narratives et visuelles susceptibles de lui permettre, après la version de Kazuyoshi Katayama, de réussir ce nouveau passage à l'écran.


, dans la lignée des Kidô senshi Gandamu I
, Akira
et Gunnm
, le cinéma d'animation est entré résolument dans le XXIe siècle. Moins poétique et philosophique que Final Fantasy
auquel il fait un peu penser, ce premier film de Shinji Aramaki
, scénariste et concepteur des mécaniques (mechanical designer) sur Baburugamu kuraishisu
, parvient à un juste équilibre dans ce que l'on peut appeler, pour le genre en question, le naturalisme fantastique. Par rapport au manga, le passage à la couleur est évidemment un atout, l'édulcoration significative de la crudité des dialogues et de la nudité de certaines planches ne constituant pas non plus un handicap. La parenté avec le jeu vidéo est, dans quelques scènes, manifeste tandis que le réalisme des personnages et des mouvements (la seule héroïne est "jouée" par trois actrices, pour le visage et la voix, pour l'action et pour l'interprétation) laisse parfois la place, selon le cas, à un formalisme quasi synthétique ou graphique. Enfin, le mariage entre 3D et dessin traditionnel (baptisé toon shading) est du plus bel effet esthétique, notamment par le jeu des lumières et des ombres.